Du poil de lapin au chapeau de feutre (1850-1925)

De 1850 à 1925, le chapeau de feutre a fait la renommée de la chapellerie albigeoise. Dans la cour de l’ancienne chapellerie, aujourd’hui transformée en galerie d’art contemporain, une cheminée en brique subsiste — dernier témoin de cette époque où Albi bourdonnait de l’activité des chapeliers.

À l’occasion des Journées européennes du patrimoine, le feutre reprend vie à La Cheminée grâce à l’artiste Béatrix Chabanier, qui explore les possibilités expressives de cette étoffe dans certaines de ses créations.

Le feutre, c’est quoi ?

C’est une étoffe non tissée, dense et durable, fabriquée en pressant et chauffant des fibres de laine ou de poils. Mais pourquoi et comment le poil de lapin a-t-il remplacé celui du castor dans la fabrication des chapeaux de feutre ?
Vous le découvrirez lors de la visite commentée !

Le Pelharòt, figure de mémoire populaire

Autrefois, le Pelharòt (en occitan), recycleur avant l’heure, parcourait les villages pour racheter peaux de lapins et vieux chiffons. Les enfants le redoutaient :
"Si es pas satge, apelariai lo Pelharòt, e t’emportarà dins son sac !"
Il s’annonçait aux cris de :
"Pelharòt ! Pelharòt ! Pèl de lapin, pèl de lèbre !"
Une évocation tendre et vivante de ce personnage oublié.